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Accueil | Veille médias | Twitter censure : Jack Dorsey, fondateur de Twitter, ridiculisé par un sénateur républicain
Twitter censure : Jack Dorsey, fondateur de Twitter, ridiculisé par un sénateur républicain

22 novembre 2020

Temps de lecture : 2 minutes

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Twitter censure : Jack Dorsey, fondateur de Twitter, ridiculisé par un sénateur républicain

Twitter censure : Jack Dorsey, fondateur de Twitter, ridiculisé par un sénateur républicain

Jack Dorsey/Twitter contre Ted Cruz/Texas, c’était une des affiches des auditions de dirigeants des GAFA devant le Sénat américain mi-novembre 2020 au moment où les réseaux sociaux censuraient toute information sur les possibles fraudes électorales de l’élection présidentielle. Qui fait la leçon à qui ?

Ted Cruz

Né à Cuba en 1970, séna­teur lati­no-améri­cain du Texas depuis 2013, se présente à la pri­maire répub­li­caine en 2016 avant de se ral­li­er à Trump, réélu en 2018 con­tre le can­di­dat démoc­rate O’Rourke. Orig­i­naire de Cuba, il sou­tient Fidel Cas­tro lorsqu’il est ado­les­cent avant de devenir un opposant farouche. Il quitte Cuba à 18 ans alors que sa sœur restée sur place est tor­turée. Il fera de bonnes études de math­é­ma­tiques puis de droit (Har­vard). Con­sid­éré comme proche des évangélistes (il a été pas­teur bap­tiste) et du Tea Par­ty, il sou­tien­dra Trump tout au long de son mandat.

Jack Dorsey

Né dans le Mis­souri en 1976, il fait des études tech­nologiques dans le Mis­souri puis à New York. Il s’intéresse assez tôt aux mes­sageries textuelles et lance ce qui est con­sid­éré comme le pre­mier tweet le jour du print­emps 2006. Ecarté de Twit­ter en 2008 il revien­dra à sa tête en 2015. En octo­bre 2020 Twit­ter par­ticipe active­ment à la cam­pagne prési­den­tielle améri­caine en cen­surant Don­ald Trump et en pas­sant à la trappe toute infor­ma­tion néga­tive con­cer­nant les affaires de Hunter Biden, fils de Joe Biden. Twit­ter caviarde en par­ti­c­uli­er tous les arti­cles du New York Post sur le sujet. Après l’élection Twit­ter cen­sur­era ou apposera une apos­tille néga­tive de mise en garde pour tout tweet men­tion­nant de pos­si­bles fraudes élec­torales. Pierc­ing au nez, tatoué, estampil­lé libéral lib­er­taire, sa for­tune est estimée entre 3 et 4 mil­liards de dollars.

L’audition

Elle a eu lieu le 17 novem­bre 2020 devant la com­mis­sion de la jus­tice du Sénat améri­cain et por­tait notam­ment sur les nom­breuses cen­sures de Twit­ter con­cer­nant l’élection prési­den­tielle améri­caine, pen­dant la cam­pagne et après le vote. La vidéo reprend 2’34’’ de l’audition où Jack Dorsey se com­porte comme un jeune ado­les­cent pris les doigts pois­seux sor­tant du pot de con­fi­ture élec­toral, et essayant dés­espéré­ment de noy­er le poisson.

À la ques­tion « Twit­ter a‑t-il rai­son d’accoler des aver­tisse­ments (warn­ings) sur pra­tique­ment toute déc­la­ra­tion sur la fraude des votes » ? La réponse en forme d’échappatoire « Nous ne faisons que lier à une con­ver­sa­tion plus large pour que les gens aient plus d’informations » (sic). Autrement dit, l’apostille « toute fraude élec­torale est extrême­ment rare aux Etats-Unis » est con­sid­érée comme « une con­ver­sa­tion plus large ». Cha­cun peut voir que l’apostille en forme d’avertissement est une prise de posi­tion : il n’y a jamais eu de fraude élec­torale en 2020. Mer­ci Jack.

Vous pou­vez en voir un extrait (sous-titré en français) ci-dessous :

Voir ici la déc­la­ra­tion d’amour à la lib­erté d’expression de Damien Viel prési­dent de Twit­ter France, et la cen­sure de Twit­ter sus­pen­dant le compte de l’Observatoire du jour­nal­isme (Ojim) avec ses 6.500 abonnés.

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