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Violences contre la Police en banlieue : des informations localo-locales

13 juin 2017

Temps de lecture : 4 minutes

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Violences contre la Police en banlieue : des informations localo-locales

Violences contre la Police en banlieue : des informations localo-locales

À lire la presse nationale, les violences impliquant la Police ont un retentissement surtout quand les faits sont spectaculaires : camionnette de police incendiée à Viry-Châtillon le 8 octobre, policier agressé le 6 juin près de Notre Dame à Paris.

Lorsque des policiers sont mis en accu­sa­tion lors d’interpellations (affaire Théo, affaire Adama Tra­oré, etc.), l’audience don­née à ces événe­ments est sou­vent nationale. Ain­si, les vio­lences pré­sumées d’un polici­er aux Lilas (Seine-Saint-Denis) dans la nuit du ven­dre­di 26 au same­di 27 mai ont fait l’objet d’une large cou­ver­ture médi­a­tique. Les prin­ci­paux titres nationaux, France Info, BFMTV, L’Obs, Mar­i­anne, France Soir, L’Express, etc. con­sacrent des arti­cles à cet événement.

Dans la presse quo­ti­di­enne régionale, les infor­ma­tions sur les agres­sions en ban­lieue con­tre des fonc­tion­naires de police sont fréquentes. Elles sont apparem­ment banal­isées à un point tel qu’elles n’arrivent plus à pass­er la fron­tière du périphérique pour attein­dre les rédac­tions parisiennes.

Revue de presse de ces faits divers en ban­lieue relatés dans les pages locales du Parisien, du 12 mai au 11 juin 2017, et dont on cherche en vain la trace dans des médias nationaux.

Seine-et-Marne

Le 12 mai, « deux policiers (sont) blessés lors d’une inter­pel­la­tion à Champs-sur-Marne ».
À Coulom­miers, le 24 mai, un indi­vidu con­trôlé sans tick­et de bus « insulte et frappe deux policiers ».
Le 25 mai, « qua­tre policiers (sont) blessés lors d’une inter­pel­la­tion houleuse » à Melun.
Le 26 mai, ce sont « deux policiers munic­i­paux blessés dans un guet-apens » à Meaux.
Le 2 juin, Le Parisien nous informe qu’un délin­quant a été con­damné à « un an de prison pour avoir trainé un polici­er à Montereau ».
En Seine-et-Marne, le 10 juin, « les policiers sont pris à par­tie aux Méz­ereaux » (Melun).

Seine-Saint-Denis

Le 5 juin, un indi­vidu est con­damné à « six mois avec sur­sis pour avoir insulté la Police ».
Le 8 juin, le Parisien relate des « jets de morti­er sur le com­mis­sari­at » à Clichy-sous-Bois.
Le 9 juin, à Clichy-sous-Bois, c’est « le chauf­fard (qui) fonce sur le polici­er à moto ».

Val-de-Marne

Le 18 mai, « les policiers (sont) pris à par­tie aux Hautes Noues » à Villiers.
À Nogent-sur-Marne, un indi­vidu « dépres­sif, (il) braque les policiers » le 25 mai.
À Vit­ry, on con­state « 2 cock­tails Molo­tov en deux jours dans le com­mis­sari­at » le 29 mai.
À Vit­ry sur Seine le 1er juin, « Une nuit sous haute ten­sion après une inter­pel­la­tion » : « Des policiers blessés, cinq inter­pel­la­tions, un rassem­ble­ment d’une cinquan­taine de per­son­nes devant le com­mis­sari­at qui a dû fer­mer tem­po­raire­ment, des incendies à répéti­tion jusqu’à 3 heures du matin ».
Le 5 juin, « la police (est) cail­lassée cité Bar­busse à Villejuif ».

Essonne

Le 15 mai, aux Ulis, « le com­mis­sari­at (est) une nou­velle fois caillassé ».
Le 24 mai, une « nou­velle attaque aux pavés sur une patrouille à Cor­beil Essonne ».
Le 27 mai, « une patrouille Sen­tinelle (est) attaquée et cail­lassée à Corbeil ».
Le 8 juin, con­cer­nant l’ « attaque au cock­tail Molo­tov à Viry Chatil­lon : huit mois plus tard, les meneurs identifiés ».
Le 10 juin à Grigny, « le con­trôle d’identité tourne à la rixe, un véhicule de police dégradé ».

Yvelines

Le 20 mai, à Mau­re­court, « un polici­er (est) blessé après une course poursuite ».
Le 24 mai, « le tour­nage du clip de rap tourne à l’affrontement avec la Police » à Vélizy.
Le 27 mai, à Con­flans-Sainte-Hon­orine, « il fonce sur le por­tail du com­mis­sari­at ». Le même jour, à Mantes le Jolie et à Chanteloup, « les policiers (sont) pris pour cible en plein après-midi ».
Le 31 mai, à Chanteloup, aux Mureaux et à Guyan­court, « les policiers (sont) pris pour cible » : « Les forces de l’ordre ont été la cible de jets de pro­jec­tiles dans plusieurs com­munes des Yve­lines, dans la soirée de lundi ».
Le 1er juin, « un homme (est) inter­pel­lé pour vio­lence con­tre un polici­er » à Conflans-Sainte-Honorine.
Le 2 juin, à Chanteloup et Mantes la Jolie, « les policiers (sont) encore pris pour cible ».
Le 3 juin, à la Ver­rière, « des policiers (sont) visés par des pro­jec­tiles après l’interpellation ».
Le 7 juin, à Bois‑d’Arcy, « le con­joint vio­lent gifle un polici­er ». Le même jour, à Trappes, « attroupe­ment con­tre l’enlèvement d’une voiture sus­pecte » : « Les forces de l’ordre ont eu recours au flash-ball pour dis­pers­er le groupe et quit­ter les lieux ».

Hauts-de-Seine et Val‑d’Oise

Éton­nam­ment, aucune vio­lence con­tre des policiers n’apparait pour cette péri­ode dans les pages locales du Parisien con­sacrées aux Hauts-de-Seine et au Val‑d’Oise. Ces départe­ments béné­ficieraient-ils d’un cli­mat social par­ti­c­uli­er ? Aucune agres­sion con­tre des policiers n’aurait eu lieu durant le mois écoulé ? Les ser­vices de com­mu­ni­ca­tion des forces de l’ordre dans ces départe­ments ne com­mu­niquent-ils pas à ce sujet à la presse ? Le mys­tère reste entier. ..

La banal­i­sa­tion de la vio­lence con­tre les policiers se véri­fie aus­si dans les chiffres : la chaine LCI révélait en octo­bre 2016 que, selon l’Ob­ser­va­toire nation­al de la délin­quance et des répons­es pénales, « le nom­bre de policiers et gen­darmes blessés dans leurs mis­sions avait mas­sive­ment aug­men­té entre 2010 et 2015. « En 2010, ils étaient 1408 à avoir subi une agres­sion physique, con­tre 1807 en 2015 ».

Éton­nam­ment, la presse nationale ignore large­ment ces agres­sions, si ce n’est pour en com­mu­ni­quer les sta­tis­tiques. La place don­née dans les médias aux faits de vio­lence con­tre les policiers passe par le choix des jour­nal­istes. Elle par­ticipe du niveau d’acceptation du corps social de faits graves à l’encontre d’agents chargés du main­tien de l’ordre et de la pro­tec­tion de la pop­u­la­tion. L’acceptation de l’anormal, en quelque sorte.

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